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vendredi 14 août 2009

Le bousin chap.3 : le final

Il est maintenant temps de vous avouer l’inavouable sur notre fameux Bousin.

Fiche technique du bousin

- Fenêtre conducteur qui s’ouvre toute seule. Tu passes trop vite sur un dos d’âne et zouuuuuuuuu elle descend de 5cm. Ça nous a été très utile quand on a coincé les clés à l’intérieur du bousin en plein parc national désert (cf. post sur les Grampians). Il a suffit de forcer un peu et la vitre est descendue.

- Le frein à main. Tu peux rouler avec, ça pose pas de problèmes !

- L’essuie glace arrière ne fonctionne pas. Arf de toute façon il fait tout le temps beau en Australie

- Trois serrures forcées. Celle du conducteur a été réparée.

- La serrure porte conducteur (celle qu’on a fait changer) a une particularité : on peut l’ouvrir avec n’importe quelle clé Ford ou Mazda.

- La porte arrière ne peut pas s’ouvrir de l’intérieur. Sécurité contre les somnambules.

- Le siège passager éventré. On a mis une housse (retravaillée par nos soins pour correspondre à cette antiquité qu’est notre VAN), le motif de la housse est nettement plus joli que celui d’origine des sièges.

- Le starter marche quand ça lui chante, tu peux toujours le tenir d’une main et conduire de l’autre…c’est fun.

- Le bouton de ventilation (potentiomètre) a un fonctionnement bizarre. Tu peux le caler sur des positions qui n’existent pas.

- La porte coulissante tombée. C’est réparé. Mais il faut faire attention à bien la claquer ! Sinon le bruit est inquiétant quand tu roules.

- La rouille. Coulées de rouilles, trous dans la carrosserie. Ça donne un style au VAN et ça fait de l’aération.

- Peinture absente devant. Il fait pitié, personne ne veut le voler. Du coup on a repeint le VAN à la bombe pour lui donner (un peu) meilleure mine.



- L’allume-cigare était grillé, merci à nos vendeuses. C’est réparé.

- Il manquait un boulon à une roue. Si tu crèves, tu peux pas changer de roue. Merci à nos vendeuses. C’est réparé.

- La transmission est fatiguée, il faut jouer de souplesse pour toutes les vitesses excepté la 4 (pratique). On a donc fait changer l’huile de boite de vitesse et le mécano a trouvé plein de petits bouts métalliques dans l’huile : mauvais signe.

- Le confort intérieur diminue de jour en jour : le matelas commence à être pourri, la vaisselle en plastique a du vécu (petit goût de champignon pour tous les repas), notre power inverter marche quand ça lui chante…


Vous devez penser que si nous publions ce poste maintenant c’est parce que nous l’avons enfin vendu ! Ce n’est pas tout à fait faux, même si l’acheteur est loin de ce qu’on espérait et qu’il a été très dur en négociation. Mais reprenons l’histoire depuis le début…

L’achat du VAN

Après ce magnifique portrait vous vous demandez sûrement pourquoi on a acheté ça. La réponse est simple, nous avions mis la partie esthétique de côté et comme on s’y connaît rien en mécanique on a demandé aux vendeuses de passer un contrôle technique.



Les vendeuses très coopératives on réussi à passer le contrôle technique (pourtant très dur à obtenir à Sydney) avec succès. En plus elles ont fait ça au garage Chrysler, pas le bouiboui du coin, on fait donc confiance. Nous avons signés tous les papiers et sommes devenus propriétaires de notre maison roulante.

Les doutes

Un mois plus tard nous avons rencontré Bob, le mécanicien qui nous a hébergés chez lui quelques jours à Canberra. Après un coup d’œil à notre moteur (qui à ce moment roulait sur 3 cylindres au lieu de 4) Bob a été très surpris que le Bousin ait passé le contrôle technique. Pourtant nous en avons la preuve.

Quelques temps après nous avons eut notre problème de bougies en Tasmanie. Une fois de plus le garagiste critique notre VAN le qualifiant de poubelle et ne croit pas à notre contrôle technique.

Du coup on a commencé à se poser des questions sur la bonne foi des vendeuses. Nous faisons une rapide recherche sur Google avec les prénoms de nos vendeuses et tombons sur leur blog. Elles se sont fait un nouvel ami garagiste...Venant d'un garage Chrysler, c'est vraiment vexant. Ce n'est pas un boui boui !

Tout devient plus clair, nous sommes tombés sur deux arnaqueuses sans scrupules. Qu’ont elle fait pour obtenir un faux safety certificate, nous ne saurons jamais la triste vérité. Bref en attendant, nous n’avons plus confiance en notre moteur, mais faisons tout pour le préserver le temps du voyage.

Nous leur avons fait un joli courrier pour leur rappeler le caractere frauduleux de leur demarche et des poursuites que nous pourrions engager. Nous n'avons pas eu de reponse. On s'en doutait, ce n'est surement pas leur genre de faire face a leurs responsabilites. Depuis ce courrier, leur blog est d'ailleurs hors-ligne. Hasard ? Heureusement que nous en avons garde une copie et que la plateforme de blog doit maintenir un historique des posts relativement long.

Dans tous les cas nous nous souviendrons des deux arnaqueuses que sont Sophie Djellal et Marine Lebret. Extrait :





http://globetrotteuse.over-blog.net/article-24430914.html (ne fonctionne plus...)

Les problèmes mécaniques

Quand nous avons eu notre panne à Alice Springs le garagiste a, une fois de plus, eu un air de désolation : le système de refroidissement et le système d’allumage sont en fin de vie, sans parler du conduit d’air avec plein de scotch (on lui a d’ailleurs demandé d’en ajouté un peu).

A ce moment du voyage l’angoisse de ne pas finir le tour commence à nous envahir. On continue tout de même notre périple jusqu’à Cairns où il devient quasi impossible de passer les vitesses le matin. On fait alors changer l’huile de la boite de vitesse en espérant une amélioration. Mauvaise nouvelle, le mécano nous montre l’huile avec plein de bouts métalliques (des pignons sûrement) dedans.

Il devient urgent de finir le voyage, nous posons des annonces sur le VAN au cas où qu’on croiserait quelqu’un d’intéressé.



Nous allons jusqu’à Brisbane pour poser des annonces de vente en ville et sur internet. Nous reprenons la route pour finir le tour de l’Australie avec le passage à Tweed Heads.

La fin du VAN

De retour à Brisbane, nous faisons visiter le VAN à un suisse allemand qui trouve notre VAN un peu vieux…Bah ouais…Si on avait moins de scrupules on lui aurait fait un faux contrôle technique aussi.

Le lendemain matin, après une nuit en camping le Bousin ne veut pas démarrer. On appelle notre fameuse assurance dépannage qui arrive en moins de 30 minutes. Le mécano nous annonce que notre VAN est sur 3 cylindres (encore) et qu’il y a une pression anormale du liquide de refroidissement. Selon lui c’est tous les symptômes du joint de culasse. Il nous annonce qu’avec de la chance on peut s’en sortir pour 500€ mais que l’idéal serait de reconditionner le moteur qui est en mauvais état pour minimum 1000€, sûrement plus. Là, c’est le drame. On demande au hasard combien une casse pourrait payer pour notre VAN, verdict : maximum 50€.

Nous sommes donc face à un dilemme.

• Montant des réparations à faire (500 à 1000€).

• La transmission fatiguée (500€ supplémentaires, on peut toujours le cacher à l’acheteur mais ça serait digne d’une arnaqueuse telle que Sophie Djellal ou Marine Lebret).

• Il n’y pas beaucoup d’acheteurs en ce moment : en hiver australien les gens ont fini leur trip en VAN et généralement les nouveaux arrivant arrivent pour le printemps. Beaucoup de VANS et peu d’acheteurs, les véhicules partent a prix massacrés : 1500€ aurait été le prix maxi que l’on aurait pu espérer vendre le bousin.

Rapide calcul de tout, on arrive à une somme nulle auquel ajouter deux semaines de logement et de nourriture à attendre le client…

Ça sera donc la casse pour notre bousin. On sera fier d’être les derniers à avoir fait traverser l’Australie à ce grand père…Il nous aura fait de grosses économies (8 mois sans payer de loyer tout de même…) et nous aura amenés partout. Alors on ne lui on veut pas trop. Il va peut être même nous manquer.

Nous avons contacté une casse qui nous a proposé de le remorquer gratos depuis le caravan park où nous logeons depuis quelques jours. Quelle générosité ! On a accepté. Alors on a vidé tout le VAN le 14 août au petit matin, jeté beaucoup de vieux trucs tout cassés et laissé à disposition des habitants du caravan park ce qui a encore un peu d’intérêt. On a attendu comme des cons le remorquage mais le mec nous a posé un lapin. Alors on a démarré une dernière fois l’éconovan. Et on a prié pour ne pas plier le moteur sur la route menant à la casse. Avec un système de refroidissement âgé et un joint de culasse mort, on nous a dit qu’il ne fallait pas conduire plus de 20 minutes avant de tout péter.

Le mec n’avait pas l’air de se souvenir de nous et du coup on l’a négocié pour 200$ !!! Youhou !!!!!

Nous n’avons pas eu le temps d’assister à son démantèlement puis à sa mise à mort par compression. Nous voilà à pied prêt pour une nouvelle étape dans notre voyage.



Ce soir nous dormons dans un vrai lit mais nous n’aurons pas vu sur une plage de Nouvelles Galles du Sud, nous ne profiterons pas d’un lever de soleil en plein outback, et encore moins du spectacle des kangourous au centre d’un parc national.

vendredi 17 juillet 2009

Reportage animalier


Français contre ornithorynque

Départ de Airlie Beach, direction le Eungella NP 200 km au sud. Ça grimpe rudement pour atteindre le parc mais il est réputé pour ses ornithorynques visibles en pleine nature. Et aussi ses backpackers français, autre genre d’animal. Tout aussi étrange qu’un ornithorynque, les observer est très instructif. Le meilleur endroit pour les croiser est un parking de centre d’information des visiteurs dans un parc national. Tout cela peu avant le coucher de soleil. Le backpacker français aime le camping sauvage. Qui pourrait l’en blâmer ? Personne, et sûrement pas nous. Le problème du backpacker français c’est qu’il aime un peu trop le gratuit. En cela il est très différent de son cousin allemand, très répandu dans cette contrée du globe. Le français aime tellement le gratuit qu’il est prêt à tout pour avoir du gratuit. Il n’a aucune conscience des mots « propriété privée », « respect des autres » ou encore « vol ». Un backpacker met de la musique (de merde) un peu trop fort la nuit, c’est forcément un français. Un backpacker vole dans un supermarché, malheureusement beaucoup le font et s’en vantent, c’est un français.

Pour ce soir là, le français a remarqué que la porte d’entrée du centre d’information n’était pas fermée à clé. Première question qui vient à l’esprit, « mais pourquoi t’as essayé d’ouvrir la porte du centre d’information à 20h en pleine nuit ???? ». On est malheureusement pas assez expert pour répondre à ce genre de question. Du coup le groupe de français a une idée lumineuse « EUUUUUUUUH ya du courant, on branche tous nos appareils dans le centre d’information », suivie de « on pourrait brancher la rallonge pour avoir du bon son dans le VAN » et encore mieux « et si on mangeait dedans ? ». Notre observation se poursuit depuis notre table de pique nique où nous dégustons de superbes pâtes à la sauce tomate. Jusqu’au moment où un pickup surgit sur notre parking/hôtel. Et merde, probablement un ranger…Les français courent récupérer leur matériel dans le centre d’info, et se mettent à l’abri dans leur VAN. Evidemment la ranger a tout remarqué. Après une petite altercation avec les français, elle repart. Suivi peu de temps après par les français, heureusement qu’on les arrête « oh les gars, on peut plus dormir ici ? », « beh non la ranger est très en colère, on va devoir dormir au campground payant non loin de là ». Sympa de nous prévenir qu’il faut bouger ! Et qu’on va devoir payer le campground à cause de gros boulets. Après on s’étonne que certains australiens ne soient pas très polis avec les backpackers…Bien sûr tout cela ne représente pas la majorité des backpackers français, c’est juste une minorité relativement importante et nuisible pour tous.

Bref le lendemain matin après une nuit glaciale, nous nous sommes levés en même temps que le soleil pour observer nos premiers ornithorynques dans une rivière depuis un petit pont.



On a été un peu surpris par leur taille, c’est plus petit que ce que l’on pensait. Et c’est plus moche que ce que l’on pensait aussi : une boule de poils avec un bec de canard. C’est vraiment une bizarrerie de la nature. On peut ajouter un nouvel animal à notre tableau de chasse australien déjà bien fourni !

Par la suite, nous avons fait une randonnée de 5km à travers la forêt du parc pour atteindre un superbe point de vue. L’étape suivante est un minuscule parc sur la côte à 50 km de là.

Après 9 mois, on est toujours fan des kangourous

Cape Hillsborough NP est un minuscule parc national. Mais il vaut le détour, la plage est gigantesque et forme un demi-cercle. Des collines verdoyantes bordent la plage ainsi que des palmiers. Le passé volcanique de la région a laissé des rochers à la texture et aux formes étranges. A marée basse, certaines des petites îles au milieu de la baie sont accessible à pied. C’est un véritable petit paradis et sans tout le business touristique. Du moins pas encore. On a donc fait une belle ballade le long de la plage, profité de la marée basse pour aller sur une des îles. Mais surtout, on a vu quelque chose d’inoubliable. En se promenant, au loin, nous avons aperçu comme des grands bouts de bois sur la plage. Chose étrange, les bouts de bois bougeaient.

Alors on s’est rapproché et SURPRISE. Deux kangourous bronzaient sur le bord de la plage.



Petit moment magique et comme dirait une australienne passant par là « où peut on voir cela ailleurs qu’ici ! ».



On a pris un milliard de photo. Surtout qu’ils se sont donnés en spectacle...



On a raconté notre rencontre avec les kangourou sous la forme d'un magnifique roman photo. Clique sur le lien, clique sur la première image et fais défiler manuellement les images à la main :

Sad Story

Et dans la foulée on vous remet notre premier roman photo en lien :

Love Story

Ornithorynque, kangourous sur la plage, journée intense ! Fin sur une aire de repos à côté de la plage…

Cassoar, freshwater crocodile mais au zoo

Etape suivante Rockhampton, ville réputé pour ses bœufs et ses beaufs. On s’est dit qu’on allé tester le bœuf (et non pas le beauf). Direction le restau de la ville où nous avons goûté un rum steak accompagné de sa sauce au champignon. C’était bon et ça change des pâtes !!!!!!!!

Toujours dans l’animal, on est allé visité un zoo gratuit dans la même ville. Ça vaut pas le Taronga Zoo de Sydney mais on va pas se plaindre. On a pu revoir des oiseaux magnifiques, des dingos, des kangourous, des koalas, des émeu et nos premiers freshwater crocodile ainsi que des cassoars…



Dodo le soir à quelques dizaines de km de Bundaberg.

lundi 15 juin 2009

Alice Springs – Townsville


Ça y est le Bousin est près pour l’aventure ! Nous avons 2 300km à parcourir avant d’atteindre la côte Est. Après nous n’aurons plus beaucoup de kilomètres à faire, ça sera fini le désert.

Mais avant de retrouver des forêts tropicales nous avons visité les quelques rares points d’intérêt de la route. Pour commencer nous nous sommes arrêtés à un camping à 500 km d’Alice Springs. Ce camping est réputé par le nombre d’extraterrestres rencontrés ici. Vous commencez à connaître le goût kitch australien mais là, ça défi toute concurrence. Dans ce camping rien n’est ordinaire, chaque mur est pain à l’effigie des petits hommes verts. Allant de la façade des WC remplaçant les traditionnels « male » et « female » par « malien » et « femalien », à des statues d’extraterrestres en passant par des peintures d’OVNI.

 

Après avoir fait le tour du camping nous sommes allés aux Devil’s Marbels. Il s’agit de pierres qui, avec l’érosion, ont été sculptées telles des patates, plus ou moins en équilibre les unes sur les autres. Comme pour Uluru ou Kata Tjuta, le meilleur moment pour apprécier ce paysage est le coucher de soleil.

 

Il a ensuite été question d’environ 600 km avant d’atteindre la frontière du Queensland. Malheureusement, cette partie de route était horrible. Imaginez 500 km ou la route ressemble à ça :

 

On a quand même réussi à survivre. Sur les derniers 600 km on a croisé quelques petites villes où l’art australien a encore fait des siennes. Des squelettes de dinosaures ont été retrouvés dans la région du coup nous pouvons admirer une magnifique statue devant le centre d’information des visiteurs.

 

Enfin, sur notre dernier jour de route nous avons visité (traversé en voiture) Charters Tower, une ville qui a connue la ruée vers l’or et qui en garde des magnifiques bâtiments.

Ça y est, le périple est terminé, on devait en avoir fini avec les lignes droites, les paysages plats, les villes isolées, les roadhouses, les journées de route. Vous aurez compris que c’est un soulagement de retrouver un peu de civilisation. On reste quand même heureux d’avoir connu tout ce désert qui est caractéristique de l’Australie. Il est maintenant temps de parcourir le dernier état de l’Australie qui nous reste inconnu.

mardi 17 février 2009

On roule pas sur l'or


A quelques 200 km au nord de Melbourne se trouve une région qui a connu la ruée vers l’or. Nous avons visité les trois principales villes minières : Bendigo, Castlemaine et Ballarat. Ces trois villes ont plusieurs points communs :

- leur centre ville historique avec des bâtiments magnifiques.





- leurs activités sont hors de prix et mine de rien on roule pas sur l’or. Ce qui explique que nous n’avons pas pu visiter les mines, mais nous sommes quand même passé devant pour voir à quoi ça ressemble.





mardi 18 novembre 2008

Semaine pourrie sous la pluie


Voici quelques jours merveilleux que nous avons vécus.

14 novembre : les villes moches

Ce jour là, nous avons fait de la route, le but étant de rejoindre Byron Bay. Et grâce à Lonely Planet (notre guide papier), nous avons visité des villes toutes moches : Grafton rien à voir, Maclean rien à voir.

Heureusement nous sommes arrivés à Ballina en fin d’après midi. Une station balnéaire agréable qui accueille « Big Prawn ». Et hop une petite baignade dans l’eau turquoise.

15 novembre : recherche de boulot étape 1

Tout près de Ballina, nous avons trouvé un camping avec Wifi. Notre premier gros séjour se terminant à Byron Bay, pas loin de là. On s’est dit qu’il serait bon de commencer à chercher du boulot. Nous sommes donc allés sur le site du gouvernement australien qui recense les offres de fruitpicking. Y’avait que dalle. C’est rassurant…

16 novembre : la tempête

Petit tour à Byron Bay, la très célèbre plage (ou pour certains un bar cours de l’argonne). Et en effet c’est un peu trop célèbre. On a pas été malin, c’était un dimanche et c’était noir de monde. C’était pire que Lacanau un 15 août.

Demi-tour, on reviendra plus tard. Notre cher Lonely Planet nous propose une ballade vers le Nord. Allez on fonce.

Et là sur le chemin, encore une merveille du bon goût australien…Après Big Banana et Big Prawn, le Café Moo Moo (prononcez Meuh Meuh). La classe, on a bien rigolé. Plein d'autres photo dans la galerie picasa, à ne pas manquer.




On a bien fait de rigoler, la suite nous a moins plu. Nous sommes arrivés à tweed head au même moment qu’une tempête. Du coup plein de pluie et de vent. On a tout de même voulu voir ce que notre cher Lonely Planet conseillait, on a cherché pendant 45 minutes le Captain Cook Memorial, qui en fait était une sculpture abstraite sans grand intérêt. Heureusement, même sous la pluie on avait une belle vue depuis ce point. Quelques jours plus tard on a appris que la tempête qu’on a eue sur la route a détruit des maisons 100 km au Nord de Tweed Head, à Brisbane. Notre Bousin à survécu.

17 novembre : recherche de boulot étape 2

Après 2 jours vers Byron Bay, il pleut toujours, on décide de rester dans les environs pour attendre le soleil, nous allons donc à Nimbin. C’est une ville de hippies bien connue en Australie. La décoration est originale avec des peintures sur tous les murs. Il y a aussi un musée unique en son genre avec ses VAN Wolgsvagen décorés, ses coupures de journaux et ses peintures. En bref, à part le musée, on s’est pas trop attardé à cause de la pluie.




Sur le chemin de Nimbin, nous sommes passés dans une grande ville, Lismore, et en avons profité pour chercher du travail. C’est là que les choses se sont gâtées. D’après notre guide, c’était la saison des myrtilles, on pensait donc trouver facilement du fruit picking. C’était sans savoir que, trois semaines avant, une tempête avait ravagé la région, du coup, plus de myrtilles. On est donc parti pour continuer nos vacances, en attendant la saison des cerises, en décembre vers Sydney.

Dans la même journée, on a voulu enregistrer notre VAN. En Australie, quand on achète un véhicule, il faut se faire enregistrer (comme en France). Sauf qu’ici, suivant l’état dans lequel le véhicule est immatriculé c’est plus ou moins facile et plus ou moins cher. Notre Bousin est immatriculé en Western Australia, à priori c’est l’état où les démarches sont les plus simple, on peut faire le changement de propriétaire par courrier et le paiement de l’enregistrement sous 28 jours par téléphone. On appel donc pour payer et là, tout en se concentrant pour essayer de comprendre le gars au bout du fil, on découvre que l’administration est aussi efficace qu’en France. Ils nous demandent un papier supplémentaire (preuve d’identité : photocopie de passeport et papier signé) alors qu’on l’a envoyé, agrafé, avec tous les autres papiers. Faut pas chercher à comprendre comment ils ont fait pour le perdre. Du coup on l’a renvoyé, y a plus qu’à espérer qu’ils le reçoivent et le perdent pas cette fois, sinon le délai de 28 jours va être dépassé et on sera obligé d’aller en Western Australia pour changer les plaques d’immatriculations et payer une amende.

18 novembre : trop à l’est

On décide de retourner à Byron Bay. Cette fois c’est la semaine, il ne devrait pas y avoir énormément de monde. Effectivement il y avait moins de monde, mais ça reste une ville très fréquentée par les touristes même sous la pluie. Et oui parce qu’il pleut encore. Byron Bay est censée être la plus belle plage du coin mais sous la pluie, ça rend pas terrible. Nous nous sommes tout de même promenés jusqu’au phare, point le plus à l’est du continent australien. R. en a profité pour s’acheter une planche de surf.





19 novembre : on redescend

Il pleut toujours et il est temps pour nous de redescendre vers le sud vu qu’il n y a pas de boulot dans le coin. Retour en fin de journée à Nambucca Head’s.


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jeudi 6 novembre 2008

Une ville de ouf


Jeudi nous avons pris la direction de Port Macquarie, en nous arrêtant à Taree. Cette ville moyenne de la campagne australienne est moche, il faisait plus de 30° et il n’y avait pas d’ombre pour manger. En résumé, nous avons beaucoup apprécié cette ville. Mais il fallait y aller pour faire réparer notre allume cigare. Un peu galère, en Australie, ils différencient garagistes mécaniciens et garagistes electriciens…On nous a donc balladé de garage en garage essayant de comprendre ce qu’ils nous disaient. Déjà qu’en France, les garagistes parlent une autre langue, ici c’était pire. Leur accent est vraiment différent (pour pas dire atroce) de celui de Sydney. On en a donc trouvé un qui nous a donné rendez vous le lendemain matin. Et nous voilà obligé de rester dans les environs de cette superbe ville. Mais chance, un allemand vivant dans le coin nous a conseillé de dormir dans une des plages environnantes. Premier camping sauvage, pas dégueu, juste en face de l’océan.

mardi 28 octobre 2008

Sydney Olympic Park


Cette fois il n’y a pas de travaux sur le métro et on a regardé avant les horaires du ferry. Alors direction le Sydney Olympic Park. 50 minutes de ferry à travers la baie de Sydney, très agréable. Les habitants de Sydney l’utilisent comme un bus. Jusque là tout va bien.

Comme tout bus qui se respecte, il y a eu du retard. On a donc loupé notre correspondance avec notre bus, terrestre cette fois. Faut suivre… Comme on est des guerriers et qu’on a la flemme d’attendre ½ heure, on décide de partir à pied rejoindre le parc. Super idée, la ballade au bord de la route s’est avérée plus longue que prévue. Avec en supplément, les mouches. Les mouches australiennes sont différentes des mouches françaises, elles sont agressives, collantes et attaquent en bandes armées.

D’ailleurs R. s’est fait piquer sur la jambe par quelque chose, probablement une mouche, la jambe a gonflé et une douleur est apparue. Ça a duré quelques jours et c’est rentré dans l’ordre.

Bref, on arrive au fameux parc. Tout crevé après ¾ h de marche, mal à la jambe, énervé par les mouches. Direction l’office du tourisme, pour voir ce que nous réserve cet endroit magique. Alors on nous propose une visite (payante) du stade olympique, une visite payante de la piscine, ou alors admirer gratuitement les stades. On a choisi le dernier truc, vous commencez à nous connaître. Bon beh un stade australien, ça ressemble à un stade français. C’est moche et encore plus moche quand il fait pas beau comme ce jour là.

 


Alors on sort le joker de notre poche, il reste une attraction gratuite. C’est une passerelle en forme d’anneau au dessus d’un écosystème particulier (dixit le prospectus). Ça a été la cerise sur le gâteau :

 


C’était tout pourri, y avait rien à voir.

En résumé, ne jamais aller au Sydney Olympic Parc car la meilleur attraction, c’est ça :



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