Ça y est le Bousin est près pour l’aventure ! Nous avons 2 300km à parcourir avant d’atteindre la côte Est. Après nous n’aurons plus beaucoup de kilomètres à faire, ça sera fini le désert.
Mais avant de retrouver des forêts tropicales nous avons visité les quelques rares points d’intérêt de la route. Pour commencer nous nous sommes arrêtés à un camping à 500 km d’Alice Springs. Ce camping est réputé par le nombre d’extraterrestres rencontrés ici. Vous commencez à connaître le goût kitch australien mais là, ça défi toute concurrence. Dans ce camping rien n’est ordinaire, chaque mur est pain à l’effigie des petits hommes verts. Allant de la façade des WC remplaçant les traditionnels « male » et « female » par « malien » et « femalien », à des statues d’extraterrestres en passant par des peintures d’OVNI.
Après avoir fait le tour du camping nous sommes allés aux Devil’s Marbels. Il s’agit de pierres qui, avec l’érosion, ont été sculptées telles des patates, plus ou moins en équilibre les unes sur les autres. Comme pour Uluru ou Kata Tjuta, le meilleur moment pour apprécier ce paysage est le coucher de soleil.
Il a ensuite été question d’environ 600 km avant d’atteindre la frontière du Queensland. Malheureusement, cette partie de route était horrible. Imaginez 500 km ou la route ressemble à ça :
On a quand même réussi à survivre. Sur les derniers 600 km on a croisé quelques petites villes où l’art australien a encore fait des siennes. Des squelettes de dinosaures ont été retrouvés dans la région du coup nous pouvons admirer une magnifique statue devant le centre d’information des visiteurs.
Enfin, sur notre dernier jour de route nous avons visité (traversé en voiture) Charters Tower, une ville qui a connue la ruée vers l’or et qui en garde des magnifiques bâtiments.
Ça y est, le périple est terminé, on devait en avoir fini avec les lignes droites, les paysages plats, les villes isolées, les roadhouses, les journées de route. Vous aurez compris que c’est un soulagement de retrouver un peu de civilisation. On reste quand même heureux d’avoir connu tout ce désert qui est caractéristique de l’Australie. Il est maintenant temps de parcourir le dernier état de l’Australie qui nous reste inconnu.
lundi 15 juin 2009
Alice Springs – Townsville
mardi 9 juin 2009
Le centre rouge
Avant de quitter notre fameux Mont Conner nous sommes allés à un lookout pour admirer cet usurpateur d’Uluru une dernière fois.
C’est donc reparti pour Alice Springs, mais nous voulons voir quelques choses sur la route. Pour commencer, un cratère de météorite. Il s’agit en fait de deux cratères qui ont fusionnés avec le temps pour ne former qu’un. Avec un diamètre de 130 m, ce cratère était impressionnant. Pourtant, on nous aurait pas dit que c’était un cratère on ne l’aurait jamais deviné. Il faut dire que maintenant il y a beaucoup de végétation au fond de ce trou.
Nous nous sommes ensuite arrêtés à une ferme de dromadaires pour faire un petit tour à dos de ces drôles de bêtes. Près d’Uluru il y a environ 1 million de dromadaires sauvages. C’est même devenu un problème écologique, une fois de plus les colons ont amené des animaux qui se sont un peu trop plus en Australie. En parlant des « boulettes » des colons il y a une herbe africaine qui a été plantée près d’Uluru et maintenant on la retrouve partout, c’est un vrai désastre. Des « volontaires » asiatiques passent leurs journées à arracher ces herbes, tout en sachant qu’après la prochaine pluie elles seront de retour ! C’était l’intermède culturel. Donc nous avons chevauché Juk et Goldy deux dromadaires pas très obéissants mais marrants.
Nous avons donc eu droit à un tour de piste avec une partie en courant, ça remue !
Après ça nous avons passé quelques temps à observer les enclos d’animaux à la road house jouxtant la ferme de chameaux. Ici toutes les roadhouses ou presque ont un enclos avec des émeus, des kangourous, des oiseaux… Nous avons donc fait la connaissance d’un oiseau très poli, comme vous pouvez le voir :
Le lendemain nous sommes allés jusqu’au Mc Donnell Range, une chaine de montagne qui entoure Alice Springs. La route était magnifique. Nous nous sommes arrêtés à Simpson’s Gap où une courte marche nous a mené à un point d’eau.
Nous avons ensuite rejoins le camp ground à Ellery Creek Deep Hole.
Suite à un problème Bouseux nous avons du écourter notre visite des Mc Donnell Range et sommes revenus jusqu’à Alice Springs. Vous en saurez plus dans le poste « Bousin épisode 2 ».
Nous avons donc passés 2 jours à Alice Springs, nous en avons profité pour visiter la ville. Sans surprise, comme les parents de R. nous avaient dit, Alice Springs, c’est moche. Notre cher Lonely Planet a quand même prévu une ballade de 1km à faire en 30 minutes. Nous sommes donc passés devant deux fresques, une ancienne prison, la maison du gouverneur et une église. La rue piétonne de la ville reste le seul point méritant réellement le coup d’œil. Quelques décorations aborigènes et autres boutiques attrapent touristes rendent cette rue plus « agréable ». Nous sommes ensuite allés à la Anzac Hill d’où l’on a une vue plongeante sur la ville.
Heureusement, après 2 jours interminables à Alice Springs, le Bousin est fin près pou reprendre la route, direction le Queensland.
vendredi 5 juin 2009
King's canyon
A 200km au nord d’Uluru se trouve King’s Canyon. On espère que c’est bien parce qu’il nous faudra faire l’aller retour dans la journée. C’est parti pour de la route, le temps est nuageux. On mange sur une aire au pied du site, bon rien d’extraordinaire franchement. Surtout qu’il se met à pleuvioter et que la randonnée prévue est de 4h…On attend la fin de la pluie en compagnie d’un couple anglais-allemand. Et on arrive même à les comprendre, maudits australiens !
On est pas venu pour rien tout de même alors on prend notre k-way à deux mains et on part pour la randonnée. Après une montée assez fatigante on arrive en haut du canyon. C’est magnifique. Les falaises tombent à pic.
Le sol est comme carrelé par les pierres, et des dômes de pierres ponctuent le paysage. Ça pourrait être un excellent décor de films.
Le fond du canyon est l’endroit le plus propice pour nos amies les plantes vertes
Mais la pluie se fait de plus en plus intense à partir de la moitié de la marche.
On hâte le pas pour ne pas finir tremper. C’est raté…Mais ça valait le coup, l’endroit est superbe.
Retour sur notre aire de repos en face du Mont Conner.
Une bagnole d’aborigène s’est arrêtée sur l’aire et nous avons réussi à communiquer avec un aborigène non bourré (et non guide touristique). Ça rassure.
jeudi 4 juin 2009
Uluru – Kata Tjuta NP
Après 5 jours de route nous sommes enfin arrivés à Uluru !
Bon, la météo n’est pas terrible à notre arrivée, des nuages noirs recouvrent le célèbre monolithe, mais cela semble aller en s’arrangeant. Et effectivement, chanceux que nous sommes les nuages font place à un grand ciel bleu après à peine quelques heures dans le parc. Nous comptons passer 3 jours à admirer Uluru, faire les différentes ballades, s’instruire sur la culture aborigène grâce à un centre culturel et observer Kata Tjuta, un autre spectacle de la nature.
Suite à la volonté des aborigènes, nous n’avons pas pu photographier Uluru et Kata Tjuta sous toutes les coutures puisque certaines zones sont sacrées. Nous n’avons pas non plus escaladé Uluru, les aborigènes s’opposent à cette ascension. De plus, pour publier des photos sur un blog il faut demander l’autorisation aux aborigènes d’abord. Nous n’avons pas payé les droits, donc pas de photo en ligne (mais vous pouvez chercher des photos sur google ^^). Du coup, pour illustrer le poste vous aurez droit aux photos du Mt Conner qui peut ressembler à Uluru si vous n’avez jamais vu le gros rocher.
Premier jour : Uluru
La journée commence par un tour en voiture qui permet d’observer « the Rock ». Nous nous arrêtons pour faire une petite ballade : Kuniya Walk. Elle mène à un abri, des peintures aborigènes et un point d’eau. Le tout magnifique, à l’ombre d’Uluru. Contrairement à ce qu’on pourrait penser Uluru n’est pas un rocher lisse et régulier. Il est plein de cavités et de recoins.
Après cette courte ballade et l’arrivée du soleil, nous nous lançons pour la ballade de 9 km qui contourne Uluru. Simplement superbe ! Le centre rouge tient ses promesses.
Nous avons fini la journée en observant le fameux coucher de soleil sur Ayers Rock (nom australien d’Uluru). Pendant près d’une heure le rocher change de couleur en passant par toutes les nuances entre la couleur terre au rouge vif.

Enfin nous rejoignons une petite aire de repos sans table ni WC où une quinzaine d’autres VAN et caravanes campent déjà ! La nuit a été froide, très froide même avec un minimum de 3°C dans le Bousin. Autant dire qu’on a sorti les chaussettes.
Deuxième jour : Kata Tjuta
Avant d’aller à Kata Tjuta nous sommes allés voir le lever de soleil sur Uluru où là encore il change de couleur. Armés de pulls, manteaux et écharpe nous profitons de ce spectacle que nous offre la nature.
Nous allons ensuite à Kata Tjuta (Mt Olgas en australien). Il s’agit là aussi de formations rocheuses, les aborigènes trouvent que ça ressemble à des têtes, nous on appellerait ça des dômes en pierre. Le plus simple c’est que vous recherchiez des photos sur google pour comprendre de quoi on parle.
Sur le chemin nous nous sommes arrêtés à un point de vue pour observer ses formes atypiques depuis une dune de sable. Notre étape suivante a été la Walpa Gorge Walk. Cette marche nous a mené entre deux dôme, on se serait dit dans une gorge (d’où le nom de la ballade). A la fin de la ballade nous avions une vue superbe sur la vallée, en contrebas.
Nous décidons de passer l’après midi sur la Valley of the Winds Walk. Cette ballade nous mène au milieu des monts Olga. Nous avons même escaladé un petit dôme pour accéder à un lookout magnifique.
Près cette ballade de 3-4 heures nous arrivons juste à temps au point de vue pour observer le coucher de soleil sur Kata Tjuta. Une fois de plus le paysage change complètement de couleur et nous assistons à un moment magique.
Nous retrouvons ensuite notre basique mais pratique aire de repos.
Dernier jour : La culture aborigène
Après une nuit glaciale nous retournons jusqu’à Uluru pour suivre une visite guidée par une ranger. Nous avons donc appris comment vivaient les aborigènes avant l’arrivée des colons. Une partie de l’histoire d’Uluru nous a été racontée. Nous avons également contemplés certaines peintures commentées par la ranger. Nous sommes ensuite allés dans un abri, la cuisine des aborigènes. Après quelques anecdotes (pas toutes comprises d’ailleurs) nous avons fini la visite par un point d’eau fondamental pour les aborigènes.
Enfin, avant de quitter ce parc national nous sommes allés au centre culturel qui nous en apprend beaucoup sur la culture aborigène et sur le parc en lui-même.
Après ces 3 jours à contempler ces merveilles de la nature nous ne regrettons pas du tout d’être venus jusqu’ici. Ceux qui ne pensent qu’Uluru n’est qu’un gros caillou loupent l’une des plus belles choses du pays. D’autant plus que les paysages sur la route sont variés et superbes. Il est maintenant temps de visiter d’autres sites.
lundi 1 juin 2009
En route vers Uluru
Ces trois dernières semaines, nous avons un peu stagné autour de Darwin. C’était tellement magnifique, un vrai petit coin de paradis. Mais il faut savoir reprendre la route, et ce n’est pas n’importe quelle route qui nous attend ! Le trajet qui sépare Katherine du mythique Uluru en plein cœur de l’Australie. C’est parti pour 1600 km de désert juste pour voir « un gros caillou », comme diraient certains français…Mais allez, on est sûr que la route menant à l’emblème du pays et le caillou en lui même vont nous réserver de belles surprises.
28 mai 2009 : Bousin ready
Tout commença un matin ensoleillé, comme tous les jours dans le nord du Northern Territory, à l’aire de repos située à proximité du barrage de Pine Creek. Et oui pour la troisième fois, nous nous trouvons à Pine Creek, malgré ses 500 habitants cette ville est le passage obligé de tous les voyageurs dans cette région. Il y a qu’une seule route nord-sud dans cette partie de l’Australie. Bref cette fois on dit « See ya » à Pine Creek et direction les Edith Falls dans le Nitmiluk NP. On avait pas eu le temps de leur rendre visite lors de notre passage il y a 3 semaines de cela. Belles chutes d’eau avec baignade autorisée mais déconseillée à cause des crocodiles…On ne sait pas exactement les conditions requises pour pas se faire bouffer, peut être qu’il faut être poli avec les crocodiles, dire « bonjour » tout ça. Pour nous, on reste sur le bord et on admire la chute d’eau frayant son chemin à travers les falaises et au milieu d’une végétation tropicale. C’est magnifique…Vraiment, ce coin d’Australie va nous manquer.
Passage à nouveau à Katherine pour la troisième et dernière fois, sa station essence Caltex, son supermarché Woolworths vont terriblement nous manquer. Les seuls atouts de la ville ! Dodo à 30 km de là et surprise, l’aire de repos gratuite est le refuge d’une vingtaine de véhicules van-caravanes-camping car etc. Avec toujours nos chers retraités australiens qui font le tour de l’Australie et vivent sans complexe dans des belles caravanes (ils ont souvent vendu leur maisons)…Ils sont décidément très aventuriers Down Under.
29 mai 2009 : Les gens du voyage
Départ matinal sans petit déjeuner pour échapper à l’escadron de mouches. Petit déjeuner à Mataranka (500 habitants) et préparation du circuit du Queensland. On a besoin de planifier notre voyage pour trouver du Wwoofing. C’est que cela s’avère encore plus dur à trouver que du travail, c’est un vrai succès cette organisation.
Mataranka nous offre au passage une baignade dans une rivière à l’eau cristalline, mais qui pue, dans un environnement tropical superbe.
Deuxième arrêt de la journée le Daly Pub perdu en plein outback. A l’extérieur une œuvre d’art australienne dont il est impossible de faire une description et l’intérieur du pub est un bric-à-brac géant. Les visiteurs du pub peuvent laisser cartes de visites, photo d’identités, billets, pièces de monnaies, tongues t-shirt caleçons et soutiens gorges avec un petit mot de leur ancien propriétaire. Tout ça est accroché sur les murs là ou il reste de la place. Du grand art australien.
Et pour la deuxième fois nous avons croisé une poule fashion
300 km plus loin nous nous retrouvons dans une aire de repos gratuite qui est une nouvelle fois prise d’assaut par les voyageurs…On a eu de la peine à trouver de la place et pourtant tout le monde est garé en long laissant à peine 5 cm entre les véhicules. Certaines mauvaises langues françaises diraient de façon péjorative que cela ressemble à un camp de gitans…
30 mai : La grande descente
Route. Ça résume bien la journée. 250 km le matin, idem l’après midi. Petite phrase cliché : on goûte aux grands espaces. C’est vrai. La seule distraction de la journée a été la ville de Tenant Creek et son fast-food Red Rooster. Mais ne nous plaignons pas, les paysages sont de toute beauté contrairement à Nullarbor. Terre rouge, herbes jaunes, chaînes de montagnes au loin, parfois un ou deux virages, changements dans la végétation au fur et à mesure que l’on descend au Sud. Et changement de temps, il commence à faire froid. Mais vraiment froid, on a ressorti les manteaux qui n’avaient pas servi depuis la Tasmanie. Et le ciel s’est couvert entièrement d’une couche de nuages gris menaçants qui nous ont offert de belles averses en plein désert…L’aire de repos est toujours bondée et on partage notre repas en compagnie de dingo errants.
31 mai : Une bien belle journée pour le foot français
Et c’est reparti pour la route, à peu près 200 km à vue de nez, jusqu’à Alice Springs la fameuse. 25000 habitants tout de même pour cette ville située en plein cœur d’une chaîne montagneuse et plantée au milieu de l’Australie. C’est la ville mythique de l’outback d’après les australiens, nos guides papiers…Mais qu’est ce que c’est moche. Aucun charme. A part son Woolworths et son MacDonaldWifiGratuit bien sûr…Mais Alice Springs nous a apporté une bien bonne nouvelle, Bx est champion de France de football. On vous parlait de bonnes surprises qu’allait nous réserver cette route et c’est fait. Deuxième bonne surprise, presque aussi bonne que la première, Marseille finit deuxième derrière Bx. Alice Springs est moche, le temps est pluvieux et froid, mais j’ai quand même le sourire…Pour fêter cela, pas de camp de voyageurs ce soir mais un vrai camping où tu payes pour te garer. Chouette !
1er juin : Gros touristes allemands
Il fait toujours un temps digne d’un mois de novembre à Bx. On reprend la route vers Uluru, 500km à faire. Sur la route, on a la chance de voir des émeus de très près dans une roadhouse qui doit faire un élevage d’émeus. Et qui accueille une merveilleuse sculpture australienne.
Encore quelques kilomètres et on aperçoit Uluru ! Pourtant on doit être encore à une centaine de km. On s’arrête sur le bord, et on prend nos premières photos du gros rocher.
Content !
Et on finit la journée sur une aire de repos donnant sur le beau rocher ! Ah dormir en pleine nature avec vue sur Uluru, aucun caravan park ne peut l’offrir…
Le lendemain nous reprenons la route, Uluru glisse lentement mais sûrement hors de notre vue. Bizarre bizarre…Et soudainement un autre Uluru apparaît en face de nous ! De plus en plus bizarre, deux Uluru. Peut être que nous n’avons pas dormi en face d’Uluru mais du Mont Conner…On s’est fait berner comme des gros touristes allemands. Néanmoins le Mont Conner est de toute beauté, il mériterait à être plus connu !
mercredi 27 mai 2009
Litchfield, le retour
Nous voilà de retour dans ce magnifique parc. Nous voulons expérimenter la nuit sous la tente juste là où nous nous étions baignés avec les parents de R. à Walker Creek. Cela fait quelque temps que R. veut passer une nuit dans notre tente, loin de notre Bousin. Bien sûr ça demande pas mal d’organisation puisque le campground est à 30-40 minutes du parking. Autant dire qu’on préfère ne pas faire d’allers-retours inutiles. Nous prenons donc notre grand sac à dos, la tente, les sacs de couchage et un petit sac à dos. Même en ne prenant que l’essentiel on est vite chargé. Il faut dire que le réchaud, la casserole et la bouteille de 4L d’eau sont plutôt encombrants. Après une vérification de la check-list nous voilà parti pour une soirée atypique.
Evidemment en chemin R. a du faire demi tour pour vérifier si le Bousin était bien fermé à clé. C’est qu’on s’inquiète facilement pour ces petites bêtes. Arrivés au campground on profite du bassin pour se rafraichir. On se décide à monter la tente 1h avant le coucher du soleil, et là on se rend compte que les piquets sont dans le VAN. C. est donc obligée de faire le voyage, une course contre la montre avec le soleil est lancée. Tout c’est ben fini puisque la tente a pu être montée à la lumière du jour. Nous sommes fins prêts pour jouer les Robinsons.
La soirée s’est déroulée au coin d’un feu de bois, en étant bercés par le bruit de la chute d’eau. Un invité surprise s’est joint à nous. On sait pas trop ce que c’était mais ça ressemblait à un gros rat.
La nuit n’a pas été trop froide, par contre les moustiques se sont invités (on aurait du s’en douter en dormant près de la rivière). Le réveil dans ce cadre idyllique nous a vite fait oublier nos piqures de moustiques. Après une matinée passée à lire et se baigner près de la cascade nous avons du quitter ce camping pour retrouver le Bousin et finir la visite du parc.
Nous avons donc profité de cet après midi pour aller dans les parties du parc inexplorées avec les parents de R. Pour commencer, les Tolmer Falls. Ces cascades sont magnifiques mais impossible de se baigner, une espèce très rare de chauve souries y vie du coup il faut pas les déranger.
Après cet arrêt, direction les Rockhole où une rivière forme plusieurs bassins et chutes d’eau. Une fois de plus nous nous sommes baignés. Malheureusement nous devions prendre la route pour atteindre notre aire de repos. Du coup on n’est pas resté très longtemps, mais suffisamment pour se détendre.
Litchfield est décidemment un parc magnifique qui vaut le détour.
mardi 26 mai 2009
Le Tayan, la Suisse et Cat Empire
Le départ des tayanais
De retour à Darwin en compagnie des parents pour une dernière soirée avant leur envol vers Cairns. Un dernier (gros) verre et resto dans un bar branché. On se croirait à Bx avec tous ces trous du cul habillés et coiffés de la même manière. Mais la terrace en plein centre ville est agréable et on passe un bon moment.
Puis vient l’heure de ramener les parents à l’hôtel de l’aéroport, C. cachée à l’arrière du véhicule une nouvelle fois. Et voilà fini ce petit bout de voyage avec les parents, ce fut réussi, on a eu de la chance de se rencontrer dans ce coin de l’Australie qui est dépaysant et unique.
Un peu de musique
Pour nous, retour au camping, une grosse journée nous attend le lendemain. Et oui on doit faire un certain nombre de choses pour la voiture dans la matinée mais surtout on va assister à un festival de musique « Bass in the grass 2009 » avec à l’affiche pleins de groupes qui nous sont inconnus mais aussi « The Cat Empire ». Contrairement à Adelaïde, cette fois on sera bien dans l’enceinte du festival pour voir notre groupe préféré du moment. Décidément les festivals australiens sont bien différents des français. La moitié des spectateurs sont mineurs et déguisés, on dirait une grande kermesse. Ils ont l’air tous bourrés mais c’est qu’une impression, le « stand alcool » est fermé jusqu’en début de soirée.
Et surtout le cadre est parfait, les botanic garden où l’on peut se reposer dans de l’herbe bien verte à l’ombre d’un palmier. En France, pour la plupart du temps, tu crames au soleil dans un pré à vaches ou mieux t’es sur du béton. Ambiance vraiment festive, tout le monde s’amuse et on vient presque à se demander si ils s’intéressent aux groupes. En effet il y a plus d’ambiance entre deux concerts, lorsque le dj local passe de la bonne grosse musique de merde, que pendant les concerts. Idem lors de l’ouverture du stand alcool, le devant de la scène s’est vidé et une impressionnante file d’attente s’est formée devant le débit de boisson ne manquant pas de provoquer la déception du groupe victime. Des bons et des mauvais côtés.
En ce qui concerne les groupes, on a vu un groupe de petits jeunes jouant du bon vieux rock garage des années 90, une chanteuse sûrement très connue faisant de la pop sympa mais sans plus, un groupe intéressant jouant des ballades, un groupe de hip hop australien (c’est de la merde), un dj avec une chanteuse en playback (magique) et enfin « The Cat Empire » !!
Bonne prestation du groupe, quoiqu’un peu courte et sans les titres de l’album que nous avons pris l’habitude d’écouter, et bonne ambiance dans le public.
Et pour finir la soirée un bon groupe de rock surement célèbre ici « The living end ».
Les petits suisses
A la fin du festival nous avons retrouvé Anne et Nicolas les deux suisses rencontrés lors de notre Wwoofing à Katherine. Anne quitte l’Australie d’ici quelques jours et Nicolas travaille pour une association et dort dans une maison vide. Donc il nous a gentiment invités à passer quelques nuits dans son palace. Superbe maison avec piscine mais petit détail qui a son importance, ils ont oublié les meubles…les lits, les chaises etc. Mais pas grave on a installé notre matelas et notre sac de couchage et nous voilà comme à l’hôtel. On a passé deux bonnes journées à se ballader à Darwin, se baigner dans le lac (et ouais Nico, on peut pas se baigner à l’océan sous peine d’y perdre une jambe ou plus) et à épuiser la connexion internet MeucDeuneuld du coin. Ainsi que trois bonnes soirées à base de Sunset Market ou de barbecue et de duel ukulélé-guitare.
Après une semaine de wwoofing, 10 jours avec les parents et quelques jours avec les suisses, on est prêt à repartir à l’aventure. Nico, si tu nous lis, bonne chance avec tes collègues dépressifs ! N’hésites pas à donner des nouvelles.
vendredi 22 mai 2009
Litchfield NP
Après Kakadu nous sommes allés à un autre parc national très populaire et proche de Darwin : le Litchfield National Park. Si ce parc attire autant de personnes c’est grâce à ses nombreuses piscines naturelles et chutes d’eau qui en font le paradis de la détente. Surtout qu’à Darwin il est impossible de se baigner dans l’océan (pourtant si beau et chaud) à cause des méduses mortelles et des crocodiles. Du coup les citadins vont à Litchfield pour se rafraichir.
Nous sommes arrivés au parc en fin d’après midi donc nous ne nous sommes pas baigné le premier jour, on a juste eu le temps d’observer un champ de termitières magnétiques (appelées comme ça car elles sont toutes alignées dans le même sens).
Nous sommes ensuite allés à un campground où nous avons planté la tente pour les parents à R. Après une nuit passée en compagnie des moustiques nous sommes allés à Tenant Creek. De là nous avons fait une ballade qui nous a menée à des chutes d’eau et un bassin naturel. Le bassin n’est pas très profond mais les cascades valent le coup d’œil..
Nous sommes ensuite allés au Wangi Falls, les plus populaires du parc. Malheureusement la baignade y est interdite en ce moment, les crocodiles sont toujours là où on veut se baigner ! On profite juste de la vue spectaculaire.
Pour finir la journée, direction Walker Creek. Après une marche à travers de la forêt et du bush nous sommes arrivés à une chute d’eau et un bassin (vous deviez vous en douter). Le cadre est magnifique et l’eau rafraichissante.
Pour notre deuxième journée dans le parc nous sommes retournés au Wangi Falls pour faire une ballade à travers une forêt tropicale et monter au sommet de la chute d’eau. De là nous avions vue sur le parc, tout simplement superbe.
Enfin nous ne pouvions quitter le parc sans aller aux Florence Falls. Là aussi nous nous sommes baignés sous les cascades et reposés sur les rochers au bord de l’eau.
Ce parc est décidemment idéal pour se reposer et profiter de la beauté des paysages. Nous pensons y retourner un jour ou deux après le départ des parents de R.
mardi 19 mai 2009
Kakadu NP
Nous voilà au Kakadu National Park, l’un des meilleurs parcs d’Australie. Dans le monde entier nous avons pu avoir un aperçu de ce parc grâce au « merveilleux » « film » (et « culte ») « Crocodile Dundee ». Et pour fêter la présence des parents, on a fait une galerie photo picasa :
Cliquez sur ce lien pour voir toutes les photos
J-1 avant le plus beau jour de l’année
Comme vous le savez déjà, ainsi que la terre entière, c’est bientôt mon anniversaire. Qui dit anniversaire dit cadeau évidemment… Et le premier est une croisière en bateau sur les Yellow Waters. Durant ces deux heures nous avons admiré de nombreux oiseaux (aigles, cacatoès, canards sauvages…), des serpents, une végétation splendide et….une dizaine de crocodiles marins. Nos premiers croco et en plus des marins, les plus gros et dangereux d’Australie. Les rivières du Northern Territory en sont infestées, on peut souvent voir des panneaux interdisant la baignade mais on en avait jamais aperçu jusque là. Chose faite ! Ils étaient pas très vivaces ces gros sacs à mains, ils auraient pu jeter à l’eau un touriste allemand pour l’action. Mais peu importe, on les a vu sous toutes les coutures grâce aux jumelles et on a pu vérifier qu’ils ont toujours leur fameux sourire. La guide du bateau faisait beaucoup d’effort pour nous les montrer ainsi que les oiseaux cachés dans la végétation. Vraiment superbe, tout le monde était ravi !
En fin d’après midi, nous avons abandonné C. et nous sommes partis à Nourlangie Rock pour voir des peintures aborigènes. Et surprise, cette fois on a eu mieux que des formes géométriques dessinées sur la roche…une scène de chasse de kangourou et des aborigènes dansant. Pas mal du tout, ça réconcilie avec les peintures aborigènes. On a pas fait le tour de toutes les galeries, on avait rendez-vous avec le soleil avant son coucher sur le gros Nourlangie Rock depuis le Nawurlandja lookout.
Il est temps de vous parler de notre nouveau logement, après le backpacker pourri de Darwin voici le camping de luxe de Jabiru. Une magnifique « tente en dur », bizarre bizarre vous direz vous mais, oui ça existe et c’est chouette ! Avec un barbecue à portée de main et notre salle de bain rien qu’à nous un peu plus loin (le luxe). Nous avons donc inauguré le barbecue comme des vrais australiens, la bière en moins.
Jour J : le plus beau jour de l’année
Nous avons fait la Bardediliji walk au cours de laquelle nous avons observé des formations rocheuses, une grotte, des termitières et des paysages magnifiques.
Nous nous sommes ensuite dirigés vers un site de peintures aborigène, l’un des meilleurs d’Australie, où nous avons reconnus des poissons, kangourous, tortues et humains. Vraiment impressionnant, les peintures sont nombreuses et de toutes les époques.
Qui plus est, on peut grimper jusqu’à un point de vue magnifique sur la nature environnante.
Comme c’est vraiment le plus beau jour de l’année, on décide d’aller fêter cela au restaurant. Le seul de Jabiru ! Il est situé dans le Gagadju Crocodile Holiday Inn, un hôtel géant en forme de crocodile…Restaurant vide, carte réduite mais plats copieux avec une bonne bouteille de vin blanc. Tant que l’on est sur www.mavie.com, sachez que nous avons mangé du fish and chips ou des pesto pasta et au dessert mousse au chocolat façon « forêt noire » et un truc italien. La déco des toilettes était très intéressante aussi…allez c’est bon vous en savez assez !
Après s’être pété le bide et avoir fait une sieste, beh ouais on est en vacances quand même, on est parti à Cahills crossing qui comme son nom l’indique est un passage à gué d’une rivière infestée de vilains crocodiles marins. On a pas traversé la rivière mais on a guetté le croc avec succès. Les pêcheurs au bord de la rivière n’ont pas froid aux yeux…
Et pour finir la journée en beauté, nous sommes revenus au point de vue d’Ubirr pour assister au fameux spectacle du coucher de soleil et ça vaut le coup d’œil. Au passage, nous avons rencontré le ranger du parc qui est français…
Un barbecue et au lit.
Jour J+1 : ça y’est je suis vieux
Deuxième et dernière partie du cadeau d’anniversaire parental, une expédition en 4x4 jusqu’au Jim Jim Falls. Les Jim Jim Falls sont des cascades tombant à pic sur 200m et le bassin en contrebas peut abriter des crocodiles ou des baigneurs suivant la saison. Et ça tombe bien, le bassin est crocodile-free depuis le 9 mai. Le 4x4 est un gros bus pouvant accueillir 13 personnes et au volant se trouve Steeve. Départ à 6h45 du matin et première surprise nous avons croisé un gros serpent qui prenait son temps pour traverser la route. Nous avons failli gerber sur la deuxième partie du parcours où la piste était impraticable pour un véhicule autre que 4x4. Et nous sommes finalement arrivés sain et sauf jusqu’à un magnifique lookout perché au dessus du bush. Un peu d’escalade pour y arriver mais pas de problème pour les A...e-S...d (enfin pas trop). Thé ou café en équilibre sur les rochers, vraiment agréable.
Ça c’était l’entrée en matière, on reprend le 4x4 et on file aux Jim Jim Falls. Une petite heure de marche, le long de la rivière à l’ombre des falaises, est nécessaire pour accéder à la cascade. Il faut sauter de rocher en rocher sur la fin du parcours et on arrive face au bassin et à la cascade.
Ni une ni deux, je me mets à l’eau avec les rares courageux. Les autres comptent sur nous pour servir d’appât aux crocodiles. L’eau est rafraîchissante et il faut bien nager 200m pour arriver sous la chute d’eau. Un rideau d’eau de 200m et l’impression d’être sous une grosse averse ! Superbe, c’est paradisiaque…Après cela sandwich party sur les rochers face au bassin, retour à la baignade sous la cascade puis avec C. on tente la plage de sable sur la rivière un peu plus loin, pas facile d’y arriver mais ça vaut le coup d’œil. Retour au camping. Merci aux taillanais, c’étaient deux beaux cadeaux très exotiques. Fêter ses 25 ans sous les tropiques, c’est à faire.
Voilà c’est fini pour Kakadu qui a tenu ses promesses, de beaux paysages, des peintures aborigènes, des crocodiles, des cascades, des baignades sans croc…
Départ le lendemain matin et séance photo autour du diamant brut qu’est notre véhicule :
Séparation à Pine Creek, mes parents ont une permission de 24h pour faire une croisière sur les Katherine Gorge, de notre côté on reste dans les environs de Pine Creek. On passe la journée à lire et jouer à la Nintendo DS devant l’ancienne gare ferroviaire de Pine Creek. Dodo près d’un barrage. Dur dur la vie.
vendredi 15 mai 2009
Darwin : sur les traces du « bousin »
13 mai - Les extrataillanais ont atterri à Darwin.
Après un périple de deux semaines qui nous a conduits de Sydney à Melbourne où nous avons suivi la Great Ocean Road, puis d’Adelaide à Kangaroo Island, d’Alice Springs à Uluru et Kings Canyon, nous voilà enfin arrivés à l’aéroport de Darwin où nous avons la joie de retrouver R. et C. et de faire la connaissance de son excellence le bousin.
Vous l’aurez sans doute compris, cet article n’est pas rédigé par vos auteurs habituels et préférés mais par les ancêtres de R.
Pour la petite histoire, comme le bousin ne peut pas transporter 4 passagers, C. a fait le voyage cachée sous la couette à l’arrière. Avec une température extérieure de 34°c, il lui tardait d’arriver à l’hôtel. Et quel hôtel ! Sur les conseils de R. nous avions réservé une chambre au Gecko Lodge qui se trouvait être en fait un backpacker.
Pour nous remettre de nos émotions, nous sommes allés nous rafraichir à Cullen Bay au bord de la mer dans un cadre superbe.
De là, comme nous voulions voir des wallabies et que le Lonely Planet nous promettait d’en voir des quantités à East Point Reserve, nous nous y sommes rendus à la nuit tombée. Pas de chance, pas âmes qui vivent (de wallabie bien sûr).
14 & 15 mai – visite de la ville
Comme nous faisons confiance à notre Lonely, nous décidons de faire la promenade qui doit nous faire découvrir les principales curiosités de Darwin :
- St Mary’s Cathedral où se trouve une peinture d’une vierge aborigène « Arborigonal Madonna » peinte par un Français.
- La Smith Street Mall avec son allée de banians et ces mosaïques
- Le Ching Wah Temple dans le jardin duquel est planté l’arbre sacré qui serait un descendant direct du figuier sous lequel s’est assis Bouddha lorsqu’il atteignit l’illumination.
Et comme il fait très chaud nous décidons d’aller pique niquer sous les arbres géants du jardin botanique. De là nous descendons sur la plage le long de laquelle se tient le marché « Mindil Beach Sunset Market ».
Nous assistons à un superbe coucher de soleil sur la mer avant d’aller déguster un des nombreux et délicieux mets préparés dans les stands asiatiques parmi les musiciens, montreurs de serpents et autres saltimbanques.
Le lendemain nous continuons notre promenade sur l’Esplanade qui longe la mer et offre des points de vues superbes sur le port. Le « Survivors » look out présente des photos de la seconde guerre mondiale (l’attaque des Japonais). Pour ceux qui ont vu le film « Australia » l’attaque de Darwin y est retracée.
Après un délicieux pique nique préparé par C. et dégusté sur les pelouses de l’Esplanade, nous prenons la route en direction du parc national de Kakadu.
R. nous propose de nous arrêter à la Crocodile Farm afin d’assister au repas des crocodiles. Pas de chance, c’est fermé. N’est pas Crocodile Dundee qui veut !
En cours de route nous décidons de faire une promenade dans le Mary River NP au Bird Billabong (qui veut dire étang et qui a donné son nom à la marque bien connue). En empruntant la piste qui nous y conduit nous avons la chance de pouvoir admirer un vol de cacatoès noirs à ventre rouge (vous ne verrez pas de photos, trop difficiles à saisir en vol).
Nous faisons donc le tour du billabong où nous pouvons admirer des lotus bleus, des aigrettes, des cacatoès blancs et cerise sur le gâteau, plusieurs très gros kangourous.
Et comme nous devons être à notre étape au Lakeview Park avant 19h nous laissons le bousin faire sa vie à 80 km pour foncer devant avec notre superbe Mondeo de location. Ah Ford quand tu nous tiens !
mardi 12 mai 2009
Wwoof wwoof !
A notre arrivée en Australie nous avons adhéré à une association : le Wwoofing. Le principe, en adhérant on nous donne un livre avec plein d’adresses de fermiers en Australie. On peut travailler quelques heures par jour dans ces fermes en échange d’un lit et des repas. C’est un bon moyen de rencontrer des australiens et de quitter notre routine alimentaire (pâte, riz, noodles, sandwich).
Comme nous sommes à Katherine (400km de Darwin) et que les parents de R. arrivent à Darwin dans une semaine, plutôt que de rester au camping nous avons préféré tester le Wwoof. Malheureusement on s’est vite rendu compte que c’était aussi dur de trouver du Wwoof que du travail ! Beaucoup de backpacker veulent faire du wwoof et près de Darwin il n’y a pas beaucoup de fermes du coup il faut réserver 1-2 mois à l’avance pour aller dans les meilleures fermes. Le type de ferme est très variable, ça va de la ferme de crocodiles ou de papillons à l’exploitation de manguiers ou au potager bio. Inutile de préciser qu’il faut réserver pour la ferme de croco. Du coup, après avoir reçu une dizaine de réponse négative pour faire du Wwoof nous avons trouvé notre bonheur : une exploitation de 8 000 manguiers. Petit bémol, une autre Wwoofeuse est déjà là bas donc il n’y a pas de chambre pour nous, on dormira dans le Bousin.
A notre arrivée nous rencontrons David qui est l’agriculteur. Petit tour du propriétaire, une grande maison avec une terrasse très accueillante. David, très posé, nous explique comment le travail va se passer. Même si on a jamais travaillé dans une ferme avant il n’a pas l’air alarmiste.
David nous présente aussi Maria, une guatémaltèque qui suit un programme d’échange et vie ici depuis janvier, pour faire une année scolaire en Australie.
Après quelque temps Nouma (la femme de David) et Emma (une woofeuse anglaise) arrivent à la maison.
Emma travaille dans cette ferme depuis 4 semaines et compte rester encore quelques temps. Si le Wwoofing est si populaire c’est parce qu’il est possible de renouveler son visa d’un an si on travaille 3 mois dans des fermes (travail payé ou non). Emma souhaite s’installer en Australie, donc prolonger son visa.
La première soirée a été très chaleureuse, le repas délicieux mais nous nous rendons compte que notre anglais n’est vraiment pas encore au point… Difficile de suivre les conversations, surtout qu’Emma a un cheveu sur la langue, ce qui n’aide pas pour nous.
Premier jour de travail
Notre premier travail consiste à aider Nouma à faire des confitures et sauces à base de mangues. Lors de la saison des mangues, de nombreux fruits ne sont pas mis à la vente à cause de leur apparence, même s’ils sont bons, il suffit qu’il soit abimé pour être rejeté. Auparavant tous les fruits refusés à la vente étaient jetés, maintenant une association s’occupe de faire des confitures ou sauces avec ces fruits pour éviter le gaspillage. Nouma fait parti de cette association. Nous avons donc passé la journée à mettre des étiquettes sur des pots, à faire des sauces et à remplir des pots. Pas très physique ni compliqué. Seules quelques réflexions de Nouma rendaient le travail désagréable (ex : « I don’t understand your English »).
Deuxième jour de travail
Notre deuxième jour a été complètement différent puisque nous sommes allés dans le verger de manguiers. Notre mission était de faire du « prunning » ou de l’élagage comme on dit chez nous. On était donc armé d’un sécateur, une grande pince et une scie pour couper toutes les branches trop basses.
Et oui, nous sommes devenus des vrais paysans ! Et surtout des jardiniers, même si la qualité n’était pas toujours garantie.
Ce qui nous a bien fait rire c’est le pick-up utilisé dans le verger pour pulvériser les pesticides ou simplement vérifier l’irrigation. Cette merveille a une ventilation efficace, sans son pare brise ni ses portes. Son siège baquet la transforme en voiture de course. Tout le luxe que l’on peut imaginer !
Sans oublier que nous montions à l’arrière du pick-up pour aller dans les bonnes parcelles du verger.
Le troisième jour de travail était très ressemblant au précédent.
Et on commence à se demander si on va tenir le coup jusqu’à l’arrivée des parents. Non pas que le travail soit dur ni que l’on en ait marre de dormir dans notre VAN, non définitivement le problème a un nom : Nouma.
Non contente de nous avoir pourri tout le long de notre première journée de travail, elle met un point d’honneur à nous les broyer après le boulot. Nouma est un croisement entre un pit-bull affamé, un sergent chef instructeur chez les marines, et une femme. Mais pour simplifier la chose, disons que c’est un dragon. Dès qu’elle ouvre la bouche, il faut se mettre à l’abri, ça va chauffer et il y aura pas de survivants au massacre.
Autant David est le roi des manguiers, le dragon est le roi de la maison. C’est son domaine, son territoire. Tout est règlementé. Vous allez vous dire, c’est normal quand on accueille comme ça des gens, faut un minimum d’ordre. Pas faux mec. Mais le dragon applique avec cruauté « nul n’est censé ignoré la loi ». Et gare à tes fesses si le premier jour tu fermes la porte des WC !!! Non mec, tu vas passer au peloton d’exécution…il faut laisser la porte des chiottes ouverte. Et t’en prends pour ton grade, d’ailleurs c’est comme à l’armée elle ne va pas t’expliquer pourquoi. T’appliques les ordres, c’est tout. Passons sur le fait que quand le dragon te dit « help yourselves » (« servez-vous tout seul à manger »), t’as pas intérêt à tenter de servir ton petit voisin de table. Certains ont essayé, C. a reçu la foudre. Tout est ainsi dans le monde merveilleux de Nouma. Si tu veux te resservir, tu attends que la sorcière te le propose…De toute façon elle a calculé au gramme près les portions pour chacun, elle tient à ce que l’on ne grossisse pas. Merci Nouma. Même David semblait désespéré du comportement de Shrek.
Ça se passait mieux entre le dragon, l’anglaise et la guatémaltèque mais faut dire qu’elles étaient soumises comme pas possible. Enfin bref, heureusement que tous les autres étaient sympa, sinon on aurait mit direct le plus de km possible entre elle et nous.
Mother’s day
Et oui, en Australie c’est la fête des mères et pour cette occasion nous sommes obligés de faire à manger pour le dragon. Mais comme le dragon est profiteur il a invité de nombreuses personnes, il faut donc nourrir 11 personnes ! Parmi eux il y a évidemment les résidents habituels, un suisse de notre âge, Nicolas, qui travaille pour la communauté de la région, Anne, une suisse employée dans la ferme, et d’autres amis de la famille, sans oublier un inconnu que le dragon a rencontré au supermarché le jour même. Déjà qu’on est pas de grands chefs, mais la motivation est absente quand il s’agit de faire un cadeau au dragon. On a pas le choix, Emma, Maria et le suisse cuisineront quelque chose, on doit faire pareil. C’est parti pour un gratin dauphinois français, on en profitera aussi ! Le suisse quant à lui prépare une fondue ! Il a importé du fromage pour ne pas être en manque en Australie. La soirée en l’hommage du dragon s’est bien passé au final, parties de ping-pong, convivialité et discussions en français étaient au rendez-vous. En plus de ça un nouveau wwoofeur est arrivé. Un australien nommé Guy, la quarantaine, il vient de vendre sa ferme et voyage en faisant du wwofing maintenant. Avant il acceuillait des wwoofeurs chez lui.
Dernier jour
Notre dernier jour dans la ferme n’était pas très efficient, la motivation n’y était pas du tout. Il faut avouer que c’est pas passionnant de tailler des arbres ! Après la matinée de travail nous sommes allés au bord de la Katherine river.
Nous sommes partis le lendemain matin pour rejoindre les parents de R. à Darwin et réparer quelques détails sur le Bousin (la porte notamment). Au moment de quitter la famille le dragon a été pris d’un élan de générosité et nous offert un petit pot de sauce à base de mangue que nous avions fait pendant le premier jour de travail. Comme quoi même un dragon peut être gentil par moment.
Nous garderons quand même un bon souvenir de ces quelques jours en compagnie de cette famille. Nous comptons refaire du wwoofing dans le Queensland. En espérant travailler plus avec des animaux qu’avec des arbres.
mercredi 6 mai 2009
Nitmiluk NP
Ou plutôt Katherine Gorge NP pour ceux qui ne parlent pas aborigène couramment. Et comme son nom l’indique, ce parc national abrite des spectaculaires gorges à moins de 30km de Katherine.
Au programme, nous avons fait 3 marches dans le coin. L’une le premier soir nous a menés en hauteur pour admirer un superbe coucher de soleil sur les gorges. Le second jour a été l’occasion d’aller jusqu’à un lookout en haut de la seconde gorge et de descendre voir une cascade mais quasi asséchée (normal c’est la saison sèche).
Et la petite dernière (12km) nous a conduit dans Butterfly Gorge qui est une gorge quasi sèche mais abritant une végétation abondante et des superbes papillons. On a un peu eu les choquottes à descendre là dedans, ça sentait le coin à crocodiles. Heureusement que le ranger nous a dit qu’il n y avait pas de problèmes dans cette gorge.
Parce que pour le reste du parc, c’est baignade interdite à moins de vouloir rendre service aux croco du coin. D’ailleurs on en a vu un minuscule le second jour lors de notre dinner cruise. Pour les anglophobes, on a fait une superbe croisière-diner dans les gorges pour l’anniversaire de R. Et oui c’est bientôt, faudra penser à mettre mon RIB en ligne…
Nous avons visité la première gorge puis on descend du bateau pour accéder à la deuxième gorge et au deuxième bateau. Entre les deux des peintures aborigènes sur les hautes falaises. Puis visite de la deuxième gorge, c’est magnifique d’être entre ces hautes falaises à la lumière du coucher de soleil.
Les pièges à crocodiles sont là, les wallabies aussi ainsi que les touristes allemands.
Et puis le clou de la croisière, le restaurant flottant. Accueil avec du vin pétillant, une sélection de canapés raffinés (à manger, pas pour s’asseoir) puis un buffet proposant trois plats différents porc/barramundi/et je sais pas quoi mais c’est du poisson et enfin un énorme gâteau au chocolat ou à la banane. Très bon. Le tout ancré dans les gorges, près d’un banc de sable à la lumière d’une bougie électrique. Un vrai moment romantique, surtout que l’on a eu la chance de se retrouver à une table seuls en tête à tête. La classe. Un excellent cadeau d’anniversaire, merci à C.
dimanche 3 mai 2009
Northern Territory
A quelques kilomètres du lake Argyle, nous sommes rentrés dans le Northern Territory peu avant la nuit. Pas de photo du panneau « Welcome to Northern Territory », à cause de C. qui pressait la pédale d’accélération. Tant pis, je m’en remettrais peut être un jour. Bref il n’y a pas eu de grand changement avant et après la frontière. Comme d’hab on a dormi au milieu de nulle part mais accompagné d’une dizaine de caravan/campervan tout de même.
Et le lendemain, et bien on a fait nos 500km habituels pour arriver enfin à une ville ! Heureusement que la route était sympa à travers le Gregory River NP.
Donc Katherine est une charmante ville de …. Ah non c’est pas charmant du tout. C’est une vraie ville australienne, traduction : c’est moche.
Mais il y a une source d’eau chaude dans laquelle on peut se baigner. C’est magnifique.
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